Garniture traditionnelle ou moderne ?

La technique employée pour restaurer un siège dépend surtout de son style.

La technique dite « moderne » consiste en une garniture en mousse. Elle présente l’avantage pour le tapissier d’être plus rapide à l’exécution. En revanche, la longévité du siège sera moindre car même si la qualité des mousses a bien évolué, elle n'égalera jamais une garniture traditionnelle.

La technique dite « moderne » est utilisée essentiellement pour des sièges contemporains dont la structure ne pourrait accueillir une garniture traditionnelle.

 

Dans la mesure du possible, je privilégierai toujours la technique traditionnelle pour plusieurs raisons :

  • elle est l’ADN du métier de tapissier, ce qui en fait son charme et son intérêt pour celles et ceux qui aiment le travail artisanal au sens strict,
  • elle utilise uniquement des matières premières naturelles (hormis les ressorts galvanisés) que sont le chanvre, le crin végétal et animal (essentiellement celui de cheval), le coton, le jute. A tire de comparaison, la technique moderne utilise des colles néoprènes et des mousses synthétiques, des matériaux ni durables, ni biodégradables malheureusement.
  • elle apporte un confort et une longévité indéniables à vos fauteuils !

 La restauration d'un siège, quel qu'il soit, demande savoir-faire et patience.

Pas moins de 12 étapes pour restaurer un siège dans les règles de l'art.

Les voici, en images.

Fauteuil Voltaire une fois dégarni
Les ressorts sont cousus au sanglage et guindés par un jeu de passage de cordes et de noeuds
Sanglage et guindage de l'assise
Une toile forte est clouée sur le pourtour de la ceinture
La mise en crin
Mise en crin végétal du dossier
L'emballage et le point de fond
Fauteuil entièrement piqué
Zoom sur le piquage du dossier
Zoom sur le piquage de l'assise
Une toile blanche de coton emballe toutes les étapes précédentes. On termine avec la pose de la ouate.
Fauteuil Voltaire recouvert de son tissu. Finition double-corde.
 
 
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